Le choix de Chloé

La Maison Chloé fête ses 60 ans. Jusqu’au 18 novembre, le Palais de Tokyo accueille une exposition intitulée « Chloé Attitudes ». Le Flagship store Chloé sera ouvert en décembre rue Saint-Honoré. 

16 pièces Chloé emblématiques seront rééditées début 2013 : blouse et robe de Gaby Aghion, robe peinte et pochette de Karl Lagerfeld, blouse en popeline rebrodée de Phoebe Philo…

 

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Des vêtements souples, qui suivent les courbes de la femme et démontrent une aisance simple. Où le corps est fondamentalement libre. Confort. Choix du textile luxueux. Nous sommes dans le beau monde, même si celui-ci est moderne. La femme peut douter, avec Chloé. Elle peut aimer tout simplement ou voyager au bout de son destin. Ses propres désirs, concrets, un peu bohèmes, directs, mais atténués par la douceur de ses tenues, définissent la démarche Chloé. Nous ne sommes plus dans l’être social, mais dans l’apologie du vivant, du bon, de cette tendresse et de ce désir de voir, de réfléchir toute seule.

Chloé ? Tout est dit par la sonorité du prénom. Chloé aime certainement les gâteaux, les voitures qui vont vite, Chloé est hors limite mais dans ses propres limites qui sont celles de ses sensations toujours saines. La femme moderne s’est émancipée dans ce nouveau rapport de civilisation donné par les nouveaux outils du monde. Elle contrôle tout par son aisance choisie. Le merveilleux terme du franglais peut s’appliquer à cet état d’esprit et ce look : open.

On dit souvent de Chloé qu’elle est minimaliste. Mais il n’y a pas dans cette façon de s’habiller de réelle rupture avec les autres codes de la mode. C’est peut-être la femme hiératique et ultra qui est mise en valeur dans ces habits qui s’inspirent de l’élégance anglaise et protestante.

Mais la femme reste toujours féminine, la finesse est là. Chloé laisse deviner que ses gestes sont tendres, violents, passionnés, excessifs éventuellement, mais restent ceux d’une princesse qui a épousé certaines lignes de son temps. Elle les a soulignées plus que d’autres, elles constituent sa force, sa conscience, son esprit à elle.

Déjà, le premier défilé de Chloé s’était tenu au café de Flore, près de l’église Saint-Germain-des-Prés. C’était en 1950. La femme devenait l’avenir de l’homme. Avec sa simplicité de bon aloi, le prêt-à-porter Chloé la menait au luxe.