Le temps qui passe

Pour fêter ses 150 ans, la maison Bernardaud demande à des artistes de porter leur regard sur la porcelaine ?

Un carnet d’émotions rassemble ces témoignages sur 150 pages. Des photographes ont mis en valeur la passion du moindre travail. Deux cinéastes ont réalisé un film, drôle et léger, sur la porcelaine et notre quotidien, y compris dans le septième art.

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Des artistes ont chacun créé leurs tables, pour les amoureux de l’art qui aiment recevoir. Le résultat est très varié.
Le projet de chacun est dirigé par des a priori et reposent sur des contraintes très différentes qu’ils se fixent eux-mêmes.

Certains se sont réappropriés dans ces objets du quotidien en porcelaine la culture de leur pays. Le Milanais Marco Brambilla revisite La Cène qui le fascine par la culture pop.
Le Grec Fassianos évoque les dieux de la mythologie païenne.

Sophie Calle veut créer du rituel, compliquer la vie des gens et aller voir dans l’assiette de l’autre l’histoire racontée. Jeff Koons part du principe que la porcelaine des empereurs s’est démocratisée. Quant à David Lynch, il lui fait raconter des histoires à sa manière un peu abstraite pour inspirer une euphorie de bien-être. Marlène Mocquet imagine que des personnes vont manger dans ses peintures, Nabil Nahias trouve le support circulaire idéal pour étaler ses étoiles.

Prune Nourry veut y mettre en valeur l’outil le plus essentiel pour l’homme : ses mains. Sarkis est fasciné par la technique japonaise du Kintsugi qui consiste à rendre visibles les réparations sur céramique... La céramique est ainsi devenue un jeu, un grand jeu à la recherche de l’absolu, celui qui mène à l’expression originale et fondamentalement personnalisée.