Villes & Street

Le Street Art est le petit frère en peinture de la Soul Music. Il part du peuple. Il parle du peuple...

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Il peut être compris par le peuple, à la différence de l’art moderne beaucoup plus ésotérique, avec ses lignes droites, ses cubes et ses carrés qui sont des symboles de mathématiciens. Le Street Art réinvente une voie sacré. Il relie le peuple au rythme de la terre avec ses forces naturelles. Il intègre le temps et l’espace moderne. Il est à la fois Athènes, par son utilisation de la figure classique, et le monde futur, dans son expression binaire et géométrique... Il présage l’ère astrologique du Verseau, où matière et anti-matière se retrouveront coordonnées dans la même philosophie, pour décrire un monde évolutif. Il est annonciateur d’un art total, avec ses sciences révolutionnaires et ses structures métamorphosées. Le Street Art fait respirer côte à côte le figuratif et l’abstrait. Le principe de perspective se trouve ainsi définitivement réhabilité. Il est profondément occidental. Il repart sur le visage humain, sur la vision humaine non simplifiée. Il réhabilite la vision antique de l’art, mais il accepte toute autre méthode en complément, parce qu’il ne croit pas aux dogmes. Il ne cherche pas à démontrer. Il libère de tous les logos des mondes passés. Il réinitialise la peinture dans ses objectifs premiers : montrer la beauté des choses, la beauté seule. Elle est peut-être liée à un autre monde que l’on ne voit pas, inexplicable. Le Street Art ouvre des portes : celles de la rue. Des gens qui passent. Des sensations qui se diffusent. Des gestes qui s’arrêtent. Il retourne au seuil de la rue. Il montre le soleil, celui des gens qui passent toujours dans les rues. Instituer une rupture est un art toujours difficile... C’est affronter, dans une guerre sans nom, un adversaire aux multiples visages. C’est lutter contre une mer et un ciel immense, où le flou domine, où les vagues se multiplient à l’infini... Elles se lient au sable du rivage, celui de notre mémoire collective, elles montrent le lien entre l’infiniment grand et le personnel. Les reflets du soir peuvent alors commencer la construction neuve, appelée changement, nouvelle mode, évolution artistique. On a vu des gens qui campaient la veille de l’ouverture d’une exposition de Street Art, devant l’entrée, parce qu’ils voulaient être les premiers à la visiter. Un tel engouement ne s’était pas produit depuis un siècle : Le Street Art est plus qu’un art. Il est un signe pour un changement énorme. Il est à l’intérieur d’un monde technique mais où la technique ne dominera pas. Il démontre une vérité : le tecnos nous mène vers un sentiment de l’Art total, transversal, humain, profondément tourné vers l’ultra sensibilité de l’univers.

Jonone - King of Harlem
featuring Maï Lucas.
Exposition jusqu’au 23 Août
Institut Culturel Bernard Magrez
Château Labottière
16 rue de Tivoli à Bordeaux