Je viens en son temple adorer les arts

La MÉCA vient d’ouvrir ses portes à Bordeaux pour insuffler à son territoire une nouvelle dimension culturelle.

La création est comme le vent qui s’inscrirait sur des pierres. On ne sait pas grand-chose sur le vent et les pierres. On se rapproche simplement d’un autre monde et l’on n’en sait pas plus.

Un pays peut-il vivre sans création ?

Un barbare doit se poser quelque part et commencer à faire de l’art s’il veut laisser autre chose sur la terre que quelques grains de sable inconnus dans le désert, s’il veut que son peuple ait une consistance réelle, et soit autre chose qu’un aléa, ballotté comme un centre de production que l’on déplace.

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AUX BORDS DE LA GARONNE

La MÉCA porte un nom symbolique. MÉCA comme une infrastructure de mécaniques, de systèmes, hommes, femmes, âmes errantes jusqu’à ce qu’elles se fixent quelque part. MÉCA comme un centre de dialogues, de rencontres, de vies et de renaissance, entre artistes, publics, autorités publiques, subventions, spectacles, rendez-vous, fêtes, angoisses, joies et créations afférentes. C’est la définition d’un lieu où souffle l’esprit.

 

La MÉCA ou autrement dit la Maison de l’Économie Créative et de la Culture de la Région Nouvelle Aquitaine. Elle regroupe l’ALCA, l’OARA et le FRAC...  Agence Livre, cinéma, audiovisuel, Agence spectacle vivant, Fonds Régional d’action culturelle. La MÉCA va être le centre, le noyau fondateur d’une nouvelle cellule vivante,  là où vont se mettre en place des synergies artistiques, en liaison étroite avec le public qui pourra voir de près les mises en place des créations, les suivre et les vivre.

 

Car la MÉCA veut être un outil moderne pour un avenir culturel fondé sur la modernité de ses moyens. Un véritable outil d’accompagnement des mutations numériques liées à l’écrit,
à la création plastique, au spectacle vivant. Dans le but d’aider à réfléchir, à créer, à produire, à montrer.
On retrouvera les vieux gestes du théâtre au temps d’avant la révolution industrielle, où le public venait au spectacle comme à une fête où tout se mêlait, se diversifiait, où les acteurs et les gens de la ville se croisaient, s’interpelaient, vivaient ensemble, parce que la cellule familiale ne se réduisait pas à un canapé devant une télévision et un film commercial classé en catégorie émotion, policier, action, pornographie. Le but de la MÉCA est de rassembler le réel au niveau du spectacle, et la création au niveau de la création humaine, afin que l’on soit acteur de notre propre culture en osmose et parfois en confrontation  avec celle des autres. C’est un principe de la cybernétique : créer un  système ouvert, pour qu’il soit le plus vivant possible, en concert avec d’autres systèmes tout aussi ouverts, afin que le courant passe et que les inductions soient créatrices, positives, culturelles, civilisationnelles.

 

AUX CÔTÉS DES ARTISTES

Une grande part sera donnée aux productions et leurs diffusions... aux habitants du quartier Belcier, à ceux de la grande ville, pour continuer sur tout le territoire Nouvelle-Aquitaine, et puis du reste de la planète. Le centre de la cellule fondatrice des autres cellules restant ce grand bâtiment neuf de la MÉCA.


La diffusion de l’art contemporain se concrétisera par 3 ou 4 grandes expositions chaque année. Des médiations seront organisées auprès des différents publics, avec projections, manifestations de toute sorte. Il s’agit de donner naissance à un véritable écosystème culturel, avec toutes les variations possibles. La biodiversité culturelle en sera un des maîtres mots. Pour développer des écritures, des langages, des contenus, des projets forts, singuliers, créatifs, magnifiques.
La Nouvelle Aquitaine possède déjà le deuxième fond de soutien au cinéma après celui, colossal, de l’Île de France. Grâce à la MÉCA, la production cinématographique et audiovisuelle deviendra encore plus variée, avec  l’accueil de nombreux tournages, tandis que les livres pourront bénéficier d’une filière associant l’État, le Centre National du Livre. Un des buts sera  aussi de créer de vaste communautés créatives sur l’ensemble du territoire de la région avec un maillage culturel percutant .
L’ALCA disposera d’une salle de projection de 80 places, d’un centre de documentation et de ressources, d’espaces de co-working pour les professionnels du livre, d’espaces de rendez-vous pour les professionnels, de bureaux de production de tournage.
Pour le FRAC, 1200 m² seront réservés à des espaces d’exposition, avec un auditorium, un centre de ressources documentaires et numériques, une salle dédiée à la pratique artistique qui permettra d’accueillir le public. Deux ateliers en lien avec le Pôle Innovation & Création favoriseront l’accueil en résidence d’artistes et la production de leurs œuvres. Les artistes disposeront d’une grande scène de création à toutes les périodes de l’année pour des résidences de trois semaines, ce qui est quasi unique en France et en Europe. Chaque séquence de travail sera rémunérée.  Des équipements scéniques permettront de nombreuses possibilités de spectacles.  
L’OARA accompagne le développement des équipes artistiques, contribue à la structuration de la filière du spectacle vivant : théâtre, musique, danse, cirque, arts de la rue, etc. Elle attribue des bourses d’écriture, organise des résidences de recherche et d’expérimentation, elle aide à la diffusion des spectacles en dehors de la région, elle propose des journées dédiées au visionnage de spectacles, des journées professionnelles.
L’OARA se réserve un espace modulable avec une scène de 360 m² et la possibilité de 252 places assises avec gradins rétractables afin de doubler s’il le faut la surface de travail des artistes. Il y aura aussi un studio de 80 m² adapté à la danse et aux  formes expérimentales, avec un laboratoire de pratiques collaboratrices, entre les artistes, entre les disciplines habituelles.

 

À CÔTÉ DE LA GARE

La MÉCA est donc chargée de favoriser en grand l’art dans la cité bordelaise et son territoire de Nouvelle Aquitaine. Cet état d’esprit régénérateur sera en toute logique moderne, avec une suite de formes, de réalisations qui, sans ce nouvel espace, auraient eu de la difficulté à obtenir une telle audience, et même à voir le jour. La MÉCA sera un véritable temple de la créativité et de la culture, de la transcendance par les arts, dans le but d’inscrire Bordeaux et sa région à un niveau artistique international. Le projet n’est déjà plus un projet puisque la MÉCA  ouvre ses portes à partir du 19 juin. Il est à l’aune de cette nouvelle organisation européenne reposant sur de grandes régions capables d’avoir un souffle au niveau de la planète, maintenant que la planète est devenue un village, et la culture un souffle vibratoire propagé par les ondes jusqu’ailleurs dans l’espace.
De la terrasse du restaurant, on pourra découvrir le centre historique de Bordeaux, son Port de la lune, les berges de la Garonne. L’Espace de promenade sera ouvert nuit et jour, même lorsque les locaux de la MÉCA seront fermés.
En quelques chiffres, on peut résumer l’ambition de la MÉCA : 37 mètres de haut, 120 mètres de long, 18 000 m² de surface au total, 11 000 m³ de béton. 1 200 m² de salles d’expositions temporaires, 900 m² de réserve.

 

La MÉCA est aisément accessible à partir de la nouvelle gare et s’inscrit dans la grande évolution du quartier Saint-Jean Belcier. Au cœur d’une des plus vastes opérations d’aménagement de France, Bordeaux Euratlantique. Elle se positionne sur un axe transatlantique reliant Bruxelles à Bilbao et Barcelone.

 

LA MÉCA
54 Quai de Paludate, 33800 Bordeaux
www.bordeaux-euratlantique.fr