Pays basque : l'âme d'un peuple

Tout au long de la côte, ses montagnes semblent épouser la mer, et l’on ne sait pas trop d’où vient ce peuple. Est-ce si important ? Comme si l’on connaissait le pays originel des Ligures, des Celtes et des Syldaves...

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Le secret est peut-être dans une lumière forte et simple, chaude et généreuse comme dans tous les pays méridionaux.
Il paraît que pour certains peuples de l’Antiquité, regarder le soleil était un blasphème envers les Dieux. Au Pays basque, on a toujours pu regarder la lumière en face, et puis détourner les yeux vers les pierres abruptes, terriblement belles, comme une suite de forces occultes.

 

Le peuple basque prend alors toute sa réalité. Dans ce silence de la montagne, dans ces décors pour les envies de partir au loin, où l’Océan borde les côtes, avec ses embruns de toutes les nuances, du bleu au gris, jusqu’à l’émeraude. Il est un regard ouvert sur le vaste monde, sur les grandes Pyrénées, sur les verts paysages qui ont toutes les teintes du vert. Un monde varié, de toutes les formes de la nature et de la mer, avec des fondements géométriques, solides et simples que l’on va retrouver un peu partout à l’intérieur des terres.

 

À ce soleil très pur correspondent ces montagnes très fortes, elles semblent jeunes, comme des boules d’énergie, des points de chakras où passeraient les flux positifs du kulindami. Une force pleine de mystère existe dans ces couleurs affirmées, sans limite, elle a traversé la nuit des temps, les aléas des tempêtes et des famines, des révoltes et des combats. L’histoire et la géographie basques touchent à une sorte d’infini bien visible, celui des grands nombres et des hautes montagnes, de sa perfection dans ses productions humaines et dans son décor naturel. Ce peuple est unique, des deux côtés de la frontière entre la France et l’Espagne, il relie les vieilles traditions à un passé oublié, à un monde toujours présent.

 

Rien de bling bling, mais du fondamental, avec une élégance comme le jeu de la pelote, comme le cours d’eau qui descend de la montagne et part alimenter l’Océan, vers la nuit des temps et la profondeur des eaux, là où se trouvent les dieux des eaux et du temps. Neptune, le dieu des marins, Saturne, le dieu du temps immémorial et des origines, avec le catholicisme pierre angulaire de la culture basque, son symbole du poisson, et son baptême par l’eau venue des rivières.